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21/11/18 : Au tour des filles

telegramme couleur

Petit Poucet breton avec les garçons au 5e tour de la Coupe de France, l’AS Dirinon le sera aussi chez les filles, ce week-end, à l’occasion du premier tour fédéral de la compétition version féminines.

C’est une première. Jamais les féminines de l’AS Dirinon n’avaient atteint le premier tour fédéral de la Coupe de France dans leur jeune histoire. « L’école de foot au féminin a vu le jour en 2008 », se souvient Laurent Bescond, ancien président et actuel entraîneur de l’équipe seniors, créée en 2011 « sur le ton de la boutade. Quelques femmes de joueurs voulaient se mettre au foot. On les a prises au mot et un jour, lors d’une réunion, on s’est retrouvé avec 19 filles devant nous. Cela a commencé comme ça, avec un premier entraînement en plein mois de janvier ».

Sept ans après, le club récolte les fruits de son travail. « C’est une grosse satisfaction de voir que la plupart des joueuses de l’effectif ont été formées ici. La moyenne d’âge de mon groupe est de 19,7 ans », confie Bescond, qui a vu sa formation éliminer le FC Lorient (R1) au tour précédent et qui aborde la réception d’Orvault (R1), un gros morceau, sans aucun complexe, samedi.

 « Une belle récompense »

L’AS Dirinon, élue meilleure école de foot féminin de France en 2011, fait partie de ces clubs pionniers du milieu des années 2000 qui ont pris la pleine mesure du phénomène en alliant parole et actes. « Historiquement, les fers de lance sont le Bergot, à Brest, et Ploudaniel, qui n’existe plus. Nous, nous assumons d’être le référent du secteur de Landerneau et ses alentours ». En dix ans, Dirinon a donc doublé voire triplé ses effectifs chez les filles pour atteindre, à ce jour, la centaine de licenciées. « Il sera intéressant d’observer l’évolution sur le long terme, poursuit Bescond. Dans les années 1980, il y avait beaucoup d’équipes de football féminin, mais ça n’avait pas duré. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus soutenu, par les instances notamment, mais cela reste fragile, il faut rester vigilant ».

Samedi, chez elles, les Dirinonaises pourront une nouvelle fois s’appuyer sur un public nombreux et chaud. « Nous savons que nous sommes privilégiés, que ce n’est pas partout pareil. Ici, c’est très suivi, les anciens viennent tout le temps, les plus jeunes s’y intéressent aussi. C’est une belle récompense ». Pour une histoire ne fait que commencer.